Genealalie

20 octobre 2009

Le badestamier

Je croise des bas d'estammier, des bas d'estamier, bas d'estannier... Bref, c'est du n'importe quoi, il est temps de se renseigner.

ICI on trouve la définition suivante :

Le badestamier ou bas-d'estamier était le bonnetier-fabricant de bas tricotés d'estame (ou estaim), nom donné à un fil très retors de laine peignée à chaud et filée à la quenouille. Ce genre de bas, qui avait remplacé les chausses pour les hommes, coûtait assez cher et était porté par les classes aisées; la classe riche portait des bas de soie fabriqués, ainsi que les bonnets, par la même communauté d'artisans(...)

Les badestamiers étaient particulièrement nombreux en Picardie (Aisne et Somme) et en Haute-Normandie (Eure et Seine-Maritime), en ville et à la campagne: plusieurs milliers d'entre eux travaillaient à domicile pour de petites entreprises(...)

Ce fut vers le XVème siècle que l'art du tricot fut inventé. Les premiers bas fabriqués de cette manière furent dit-on portés par Henri II aux noces de sa sœur avec le Duc de Savoie.

On ignore le nom de l'inventeur du premier métier à fabriquer les bas; la France et l'Angleterre se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour. Quoi qu'il en soit, cette industrie se développa d'abord en Angleterre, et ce fut de ce pays qu'un Français, nommé Jean Hindes, importa dans sa patrie en 1656, le premier métier à bas, lequel servit de modèle à ceux que dès lors on construisit en France(...)

Au XIXème siècle, la profession révolutionnée par l'introduction des métiers mécaniques, prit progressivement le nom de bonnetier. Les bas au métier, à la différence des bas tricotés, avaient besoin d'être cousus par derrière. Le badestamier utilisait dès 1857 des métiers circulaires permettant de fabriquer des bas sans couture.

(" Encyclopédie universelle de Dupiney de Vorepierre" 1857, Paris)

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19 octobre 2009

Encore un mot nouveau : le boulier

Je découvre encore un nouveau mot... je partage. Quel est ce drôle de métier : un boulier?

D'après ma source favorite pour les vieux métiers ICI, c'est le tenancier d'un jeu de boules. Pourquoi pas...

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15 octobre 2009

OBIIT

Toujours dans le dépouillement de Vattetot sur mer, comme c'est la première fois que je lis des relevés si vieux, je découvre plein de choses, j'ai vu le mot OBIIT. Comme il m'était inconnu, j'ai cherché sa définition.

Sur ce site et sur celui-ci, j'ai relevé cette explication qui m'a semblée bien claire:

La mention "obiit" en mention marginale d'un acte de baptême indique que l'enfant baptisé est décédé en bas âge. Cela évitait au curé chargé de rédiger les actes d'écrire un nouvel acte. Obiit est quelque fois suivi d'une date le plus souvent en latin. "Obiit die" signifie "mort de ce jour".

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Cousin fréreux

Dans le dépouillement de Vattetot sur mer, vers 1670, j'ai rencontré le terme "son cousin fréreux" dans les indications sur les témoins.

Renseignement pris sur le site "Le parler de Normandie" (ICI) : c'est un dérivé de "frère", d'où le sens de "cousin par le frère".

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11 avril 2009

Mon ancien blog

Ça prend beaucoup de temps de transférer l'ancien blog ici. Je vous donne l'adresse pour les zones manquantes, c'est ICI.

Faut dire que pour chaque article transféré, je revois les images, un peu le texte... Ça me donne de idées pour relancer certaines recherches... bref, ça prend du temps, mais c'est pour la bonne cause.

Et faut que je peaufine ma bannière, j'ai envie de mettre une pièce de puzzle autour de l'acte pour changer un peu. Ha... faites-moi des journées plus longues...

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08 avril 2009

Répartition de nos Sosas en Normandie

  • Nos Sosas normands sont répartis en Haute Normandie, c'est à dire au nord de la Seine.

Pour ceux qui ne situent pas, c'est ici la Normandie

haute_normandie2

On zoome un peu :

haute_normandie

On a 4 groupes de Sosa, ça fait à peu près 4 branches. Il y a :

  • ceux de Rouen (les bourgeois),
  • ceux du nord du Pays de Caux, près de Dieppe, vers Meulers, St Aubin le Cauf... (les propriétaires terriens, herbagers, merciers...),
  • ceux du centre du Pays de Caux, au niveau du chiffre 76 de la carte, vers Doudeville ou Cany Barville jusqu'à la mer (les laboureurs, maires de leur commune)
  • et enfin ceux du sud du Pays de Caux, vers Fécamp (les marins).

On zoome encore sur le Pays de Caux et on voit qu'ils sont restés dans la même région. Et on me demande pourquoi je suis si attachée à cet endroit...

621px_Carte_pays_Caux1

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Les vieux métiers

J'ai trouvé ce post sur le Forum de Genalogie.com qui traite de dizaines de vieux métiers avec beaucoup de passion et de curiosité. Quand on descend sur le post, on trouve la liste des métiers déjà étudiés et la page du post qui correspond. Ce sont des gens qui ont l'esprit pratique, on apprécie ! (sauf que je ne trouve pas "perquilleur" à la page 12...)

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Perquilleux - perquilleur

Dans la région de Vattetot-sur-mer, on a plusieurs "perquilleux" ou "perquilleurs". Il y a une définition rapide dans le post sur les métiers.

J'en ai trouvé une définition beaucoup plus précise sur le Forum de Geneanet grâce à Patrick Mabille, ICI.

Ci-joint la synthése de mes recherches sur le métier de perquilleu avec les sources. Je vous recommande en particulier le site sur Yport qui est remarqueblement documenté;

"PERQUILLEU

Nous voulons savoir si à Yport, comme à Senneville, on fixait des perches dans le rocher pour y tendre des filets, l'ensemble étant appelé un par (parc) :

"Un perquier (pêcherie) qu'on appelait ça // des pars (parcs) / c'était des réservoirs à poissons / creusés dans le râtet / avec une planche et un cadenas // autrement un par (parc) / c'est pour les huîtres // autrefois / y en avait dans la Mare à vignots / elle est sur le râtet en face du Chicard / est là qu'y avait le perquier (pêcherie) à (au) Pé (père) Tranquille / avant y a les Foutaines (fontaines sources) / elles sont avant la Hauteur du parc / après le Qui (325 [
http://yport.web.free.fr/pages/schortz/parler_yport_fn.php]) du chaland / après c'est le Câti / on va dans le Câti / pêquer (pêcher) les moules / et puis les femmes allaient là laver le linge des matelots / elles partaient avec la hotte pleine à baï (326 [http://yport.web.free.fr/pages/schortz/parler_yport_fn.php]) (à ras bord) // les draps / on allait les perrer (étendre sur le perrey) sur le port".

"Perquiers" ou "parcs" selon les localités. C'était un ensemble de"perches" (perques) employé par les pêcheurs pour y fixer leurs filets sur l'estran. Peut-être qu'à Vattetot les pêcheurs ayant des "perquiers" (si ce terme est employé à Vattetot) étaient nommés "perquilleur".
"Je viens d'avoir au téléphone un de mes témoins yportais. Il a connu le dernier "perquilleu" (c'est comme cela qu'il faut prononcer) d'Yport. Selon mon informateur, le terme était employé sur la côte en aval de Fécamp."

[
http://membres.lycos.fr/lemaitreg/]
Etude de Michèle Schortz sur le parler d'Yport
Consultation en ligne
3.3.1 Le bord de mer
« Nous voulons savoir si à Yport comme à Senneville …. »

Selon "Etude sur le langage de la banlieue du Havre" de l'Abbé Maze 1903 : les perquilleux (ou parquilleux) sont "à Saint Jouin, les gens ayant, à la mer, un parc pour le poisson".
Je pense qu'il parle de Saint Jouin de Bruneval (Antifer) près d'Etretat.

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07 avril 2009

Marseille bombardée

On trouve un petit film de l'INA à la date du 11 décembre 1940 "Après le bombardement aérien de Marseille" ICI

Le centre de Marseille et certains faubourgs sont partiellement détruit suite à une série de bombardements. Les bombes explosives et incendiaires ne visaient pas forcément les centres militaires. Le bombardement, suite à un raid des avions britanniques, a fait quatre morts et cinq blessés.

Sur l'histoire de Marseille par le Lions Club on peut lire :

Pendant la "drôle de guerre" de septembre 1939 à avril 1940, le trafic portuaire et l'activité industrielle restent intenses. Le conflit proprement dit se limite à un bombardement aérien du Port en juin 1940.

Quelques jours après la capitulation, le 23 juin 1940, le vice-amiral à la retraite Émile Muselier quitte Marseille à bord du charbonnier anglais Cydonia en direction de Gibraltar, d'où il gagne Londres en hydravion. Il jouera les premiers rôles dans l'histoire de la Résistance.

L'année 1941 est relativement calme ; par contre 1942 est plus pénible pour les Marseillais :
- les difficultés de ravitaillement et le chauffage se multiplient, d'autant plus après la dramatique explosion de l'usine à gaz des Crottes le 23 février ;
- le 14 juillet, une manifestation patriotique sur la Canebière est brutalement réprimée par des hommes de main de Simon Sabiani, qui tirent sur la foule ;
- l'occupation de la "zone libre" par les troupes allemandes à partir du 11 novembre se traduit par l'instauration d'un couvre-feu et l'aggravation de la pénurie alimentaire.

En 1943, les épreuves perdurent :
- Une rafle suivie de déportations décime le quartier du Panier, lequel est ensuite dynamité par l'armée allemande (quatorze hectares de la vieille ville sont détruits) ;
- le "Service du Travail Obligatoire" se met en place ; jusqu'en juillet 1944, ce sont 18 000 marseillais qui sont forcés de partir travailler en Allemagne, dont 2000 ne reviendront pas ;
- tous les hommes de 16 à 60 ans participent, dans le cadre du "Service des six jours", à la construction du "mur de la Méditerranée" en édifiant un rempart de béton, hérissé de blockhaus, entre les quartiers de Bonneveine et du Roucas-Blanc ;
- la répression contre les résistants s'appesantit ;
- un bombardement anglo-américain le 2 décembre sème la terreur dans le quartier de Saint-Louis, faisant 50 morts.

En 1944, l'occupation allemande se fait de plus en plus écrasante, et la répression, menée conjointement par la Gestapo et la Milice, s'exacerbe contre une Résistance qui monte en puissance.

Mais l'événement dramatique resté, soixante ans plus tard, dans la mémoire collective, est le raid aérien américain qui détruit une grande partie de la ville le 27 mai 1944. En quelques minutes, plus de huit-cents bombes sont larguées de très haute altitude par cent vingt forteresses volantes, faisant 1976 morts, près de 3000 blessés et plus de 20 000 sinistrés.

Le débarquement en Provence du 15 août amène l'occupant à faire sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur détruit. La libération de Marseille, commencée le 22 août, s'achève le 28 par la capitulation du commandement allemand à Marseille. L'épuration obéit malheureusement aux mêmes règles que dans le reste du pays...

Il y a eu aussi un très lourd bombardement le 27 mai 1944 avec 4513 civils tués ou blessés. ICI le récit des souvenirs d'un ancien de la défense passive et ICI le récit d'une rescapée.

Une source d'extrait sonore ICI : L'informatrice raconte très rapidement son enfance et son éducation en tant que fille italienne. Elle évoque ensuite son travail de fabrication de chaussures à l'atelier familial jusqu'à son mariage avec un italien à l'âge de 28 ans. Elle parle longuement de l'église Saint-Laurent et de ses relations de voisinage, puis de l'amour de son quartier (et notamment du pont transbordeur et de sa rue Saint-Laurent). L'informatrice raconte des anecdotes sur la vie de son quartier, sur la vie de son père italien qui a émigré en France et sur les relations entre les différentes communautés. Elle aborde ensuite à la suite le sujet des deux guerres mondiales (bombardements), du métier de ses beaux-parents (pêcheurs) et du marché de la place de Lenche. Elle raconte son retour en Italie avec son mari, puis évoque la cuisine, en particulier les repas de Noël et de Pâques, et enfin les fêtes de quartier.

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A la recherche de l'arrière-grand-père

J'ai très peu d'informations sur la famille de mon père.

L'une d'elles est que mon arrière-grand-père a été tué dans un des premiers bombardements de Marseille au début de la guerre alors qu'il allait au marché. Et aussi que mon arrière-grand-mère put être veuve de guerre.

Quand on a peu de pistes, on prend ce que l'on a.

  1. J'ai fait une demande de renseignement sur le forum du Havre pour leur demander vers où je pouvais chercher pour avoir des informations.
  2. J'ai appelé la Mairie de Marseille et les archives municipales. Pas de liste des victimes civiles.

Prochaines étapes : continuer à chercher des informations historiques sur le net et voir s'il y a des informations généalogiques en ligne à ce sujet. Et enfin écrire aux archives municipales pour avoir un acte de décès (mais sans la date du décès, ça va être difficile).

Piste de recherches dans le sud :

Posté par Lalie_nea à 14:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]