On trouve un petit film de l'INA à la date du 11 décembre 1940 "Après le bombardement aérien de Marseille" ICI

Le centre de Marseille et certains faubourgs sont partiellement détruit suite à une série de bombardements. Les bombes explosives et incendiaires ne visaient pas forcément les centres militaires. Le bombardement, suite à un raid des avions britanniques, a fait quatre morts et cinq blessés.

Sur l'histoire de Marseille par le Lions Club on peut lire :

Pendant la "drôle de guerre" de septembre 1939 à avril 1940, le trafic portuaire et l'activité industrielle restent intenses. Le conflit proprement dit se limite à un bombardement aérien du Port en juin 1940.

Quelques jours après la capitulation, le 23 juin 1940, le vice-amiral à la retraite Émile Muselier quitte Marseille à bord du charbonnier anglais Cydonia en direction de Gibraltar, d'où il gagne Londres en hydravion. Il jouera les premiers rôles dans l'histoire de la Résistance.

L'année 1941 est relativement calme ; par contre 1942 est plus pénible pour les Marseillais :
- les difficultés de ravitaillement et le chauffage se multiplient, d'autant plus après la dramatique explosion de l'usine à gaz des Crottes le 23 février ;
- le 14 juillet, une manifestation patriotique sur la Canebière est brutalement réprimée par des hommes de main de Simon Sabiani, qui tirent sur la foule ;
- l'occupation de la "zone libre" par les troupes allemandes à partir du 11 novembre se traduit par l'instauration d'un couvre-feu et l'aggravation de la pénurie alimentaire.

En 1943, les épreuves perdurent :
- Une rafle suivie de déportations décime le quartier du Panier, lequel est ensuite dynamité par l'armée allemande (quatorze hectares de la vieille ville sont détruits) ;
- le "Service du Travail Obligatoire" se met en place ; jusqu'en juillet 1944, ce sont 18 000 marseillais qui sont forcés de partir travailler en Allemagne, dont 2000 ne reviendront pas ;
- tous les hommes de 16 à 60 ans participent, dans le cadre du "Service des six jours", à la construction du "mur de la Méditerranée" en édifiant un rempart de béton, hérissé de blockhaus, entre les quartiers de Bonneveine et du Roucas-Blanc ;
- la répression contre les résistants s'appesantit ;
- un bombardement anglo-américain le 2 décembre sème la terreur dans le quartier de Saint-Louis, faisant 50 morts.

En 1944, l'occupation allemande se fait de plus en plus écrasante, et la répression, menée conjointement par la Gestapo et la Milice, s'exacerbe contre une Résistance qui monte en puissance.

Mais l'événement dramatique resté, soixante ans plus tard, dans la mémoire collective, est le raid aérien américain qui détruit une grande partie de la ville le 27 mai 1944. En quelques minutes, plus de huit-cents bombes sont larguées de très haute altitude par cent vingt forteresses volantes, faisant 1976 morts, près de 3000 blessés et plus de 20 000 sinistrés.

Le débarquement en Provence du 15 août amène l'occupant à faire sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur détruit. La libération de Marseille, commencée le 22 août, s'achève le 28 par la capitulation du commandement allemand à Marseille. L'épuration obéit malheureusement aux mêmes règles que dans le reste du pays...

Il y a eu aussi un très lourd bombardement le 27 mai 1944 avec 4513 civils tués ou blessés. ICI le récit des souvenirs d'un ancien de la défense passive et ICI le récit d'une rescapée.

Une source d'extrait sonore ICI : L'informatrice raconte très rapidement son enfance et son éducation en tant que fille italienne. Elle évoque ensuite son travail de fabrication de chaussures à l'atelier familial jusqu'à son mariage avec un italien à l'âge de 28 ans. Elle parle longuement de l'église Saint-Laurent et de ses relations de voisinage, puis de l'amour de son quartier (et notamment du pont transbordeur et de sa rue Saint-Laurent). L'informatrice raconte des anecdotes sur la vie de son quartier, sur la vie de son père italien qui a émigré en France et sur les relations entre les différentes communautés. Elle aborde ensuite à la suite le sujet des deux guerres mondiales (bombardements), du métier de ses beaux-parents (pêcheurs) et du marché de la place de Lenche. Elle raconte son retour en Italie avec son mari, puis évoque la cuisine, en particulier les repas de Noël et de Pâques, et enfin les fêtes de quartier.